La médiation numérique des savoirs dans un réseau : une étude de cas

Le sujet

RESSOURCES: Lionel Dujol et Silvère Mercier, "Médiation numérique des savoirs, des enjeux aux dispositfs", nov. 2017 en CC BY-SA

J'y retrouvé mon parcours d'ingénieur pédagogique digital learning et plus généralement celui de l'évolution naturelle du métier des bibliothèques.

  •  insérer le numérique et le multimédia au quotidien : accueillir, accompagner, former des publics ;  rapprocher l'offre numérique des collections
  • travailler collaborativement en mode projet : informatique, multimédia, ingénierie pédagogique.
    Où maintenant grâce aux pratiques de l'innovation publique ou pédagogique, la mise en place des projets est centrée sur les usages et les besoins, construite en collaboration sur la base d'expériences, de veille et de découvertes.

Un sujet qui semble  a priori un peu lointain des petites bibliothèques des communes rurales, mais c'est un a priori.

  • Ce sujet a révélé les besoins de travailler en réseau :  d'être accompagné et d'échanger.
    Le numérique est en réseau, il révèle la dynamique   du réseau des bibliothèques .
  • S'est posé très largement le positionnement des bénévoles et l'évolution de leurs actions vers le participatif pour étendre leur rayonnement pour plus de public
  • Et un besoin de formations sur les outils et surtout sur les usages et les besoins du public pour les salariés et les bénévoles.

 

Définition de la médiation

Mettre en relation le public avec une offre construite.  - Créer des outils et des situations  pour faciliter les échanges

Quelle est le type de transmission ?
Pour transmettre au mieux ces échanges, on utilise un tiers (personne, animal, objet, lieu, ...) pour détourner une réticence, faire changer le regard sur un contenu, coordonner un apprentissage adapter à ses besoins, éveiller la curiosité .

Comment est construite cette offre ?
De la même façon qu'en  pédagogie : en interrogeant d'abord le pourquoi, puis en réalisant un scénario qui mènera à comprendre pourquoi. D'une façon indirecte mettre la personne en action pour faciliter sa confiance en soi et sa compréhension.

  • EXEMPLE : la médiation équine en prison avec le travail du cheval en liberté, non pas pour être dresseur de chevaux, mais pour que les prisonniers confinés dans un lieu clos réapprennent le langage du corps.
    Au lieu de se centrer sur leurs corps (ce qu'ils ne peuvent plus faire) , ils coordonnent leurs mouvements avec celui du cheval, c'est en cela que le cheval est médiateur. L'attention portée au cheval engendre le lâcher prise de la personne.
  • EXEMPLE : la visite d'une bibliothèque avec son jeu de piste :  à partir d'une question sur un sujet, trouver des références et des ouvrages dans  les collections physiques et numériques. Les lecteurs jouent avec les bibliothécaires. Le jeu est médiateur en établissant une égalité ou un neutralité entre les personnes.
    S'appuyer sur un jeu pour répondre à la question. Mais pourquoi faire ?
    • Pour le lecteur :  s'approprier les ressources dans un lieu, s'initier à la recherche documentaire.
    • Pour les bibliothécaires, repérer les erreurs de classement et améliorer les espaces.

Une méthode

RESSOURCES : MOOC du CNFPT sur l'innovation publique. Il a été réalisé par Olivier Ryckewaert pour l'expertise métier et Catherine Blairon pour la pédagogie
pour en savoir plus

Je me suis appuyée sur leurs méthodes pour réaliser les enquêtes dans un travail d'échanges collaboratifs. en respectant la charte de l'innovation publique :

  • se poser les questions à partir des besoins des usagers
  • concrétiser des actions sur une petite échelle avec des prototypes de conception
  • intégrer tous types de personnes  (usagers, salariés, bénévoles, élus, partenaires) dans les réalisations des études.

 

Le réseau des bibliothèques

RESSOURCES : Erik Orsenna, "Rapport.Voyage au pays des bibliothèques. Lire aujourd'hui, lire demain.", février 2018.

Une des missions des bibliothèques est d'aller chercher un public qui a du mal à accéder à la bibliothèque et à la culture en général ;  une autre est de développer un projet culturel qui donne sens.

Ce qui m'a intéressé c'est de mettre en écho son  « ce n’est pas pour moi la bibliothèque »  relevé dans ce rapport et dit par le citoyen, à ma modeste enquête, avec le « ce n’est pas pour nos lecteurs ce genre d’activités » dits par les bibliothécaires.

Il fustige aussi le « c’est impossible à réaliser » de l’élu et moi le « pourquoi pas, mais la hiérarchie ne suivra pas » des employés.

Je reviens sur l'importance de former en mode participatif  sur la cohésion sociale et culturelle au travers d'un projet culturel du territoire.

Faire comprendre aux acteurs quel sont les conséquences de leurs actions ?

  • Ça va de la simple incompréhension :  les fichiers des notices ne sont pas à jour, mais sur ce catalogue les usagers font des réservations.
  • A la faute professionnelle : accueillir de jeunes nouveaux arrivants en leur montrant uniquement les rayons  de la bibliothèque, sans leur montrer l'accès aux catalogues partagés, à la bibliothèque numérique, aux animations sur le territoire et même sur la commune.

Apprendre à utiliser les outils et à optimiser les ressources pour aller vers la médiation des savoirs.

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